connecting people

Publié le par freakylady

Après avoir traîné successivement sur ma chaise de cuisine, dans le canapé, dans la baignoire tout au long de ce samedi après-midi, j'avais résolu de me hisser jusqu'à mon bureau et de m'attaquer à un paquet king-size de copies ( après une petite expédition en pantoufles dans la rue, mon cartable ayant évidemment passé la nuit dans le coffre).

Tout en entassant mes affaires sur le bureau, je jette un coup d'oeil machinal à la Freebox empoussiérée qui disparaît à demi sous les courriers administratifs : pas d'internet depuis plus de trois mois, j'enchaîne les courriers et les appels Hotline avec de plus en plus de lassitude. On finit presque par s'habituer à vivre comme dans les années 50 ( je ne reçois que deux chaînes de télé, en prime...).

J'ai jamais autant bouquiné de ma vie.

Or, la Freebox en question a choisi d'adopter un nouvel affichage fantaisiste qui m'inquiète un peu quand même ; je reboot l'animal , pour voir , et là...

                                                                           " 17 : 13 "

Elle est revenue à la vie. Comme ça.

C'est fou comme on se sent ridicule d'être aussi content pour un truc aussi trivial. Surtout quand on a la prétention de se détacher au maximum des réalités matérielles de la vie, par conviction. Je pars du principe que je me dois d'être heureuse en possédant un minimum de choses, d'abord pour tenter de ne pas être un énième mouton de l'éco-mondialiste Panurge, ensuite et surtout pour ne pas que ça me retienne de faire des choix importants. Comme celui de me barrer s'il le faut, sans regarder en arrière.

Mais là, je le reconnais, je suis toute fo-folle de récupérer ma connexion.

Parce que ce truc d'internet dépasse évidemment un quelconque intérêt pour les nouvelles techonologies. Ou le besoin de faire comme les autres. 

Il représente, surtout pour des psychopathes de la relation humaine comme moi, le moyen de prolonger un fil entre des individus qui ne se seraient jamais connus autrement. Et, tout à la fois, de s'ouvrir à ceux que l'on connaît déjà, d'une manière complètement inédite.

Ca va me faire bizarre de ne plus avoir à bâcler mon blog au bahut, entre deux heures de cours.

Hallelujah bis , je le reconnais volontiers , parce qu'à l'heure où je tape ces lignes, la dernière saison de " Dexter " et un petit florilège de titres repérés à la radio ronronnent en téléchargement....

Vous voyez que c'est jouable,  le communisme. L'art pour tous.
Lénine aurait été patron d' e-mule, de nos jours , j'en suis sûre.

( Petite parenthèse à ce propos : Rock & Folk a salement flingué la démarche de Radiohead , et j'avoue que je suis troublée ; suis-je la seule à avoir cru à un vrai pied de nez adressé à l'industrie du disque? Je le savais , je suis trop naïve...)



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cubik 18/11/2007 15:01

la drogue, même légale comme le web, c'est maaaaaal